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Nicola Cruz – Prender el alma

C’est vendredi, fin de semaine et pour se préparer tout doucement au week-end qui nous attend je vais vous parler de Nicola Cruz et de son album sorti il y a déjà presque deux ans. Et oui, chez OTO on estime que mieux vaut tard que jamais les gars ! Mais revenons à nos moutons, l’album s’intitule Prender el alma et nous vient  du label ZZK Records, label qui te fera découvrir la chaleur des nuits de Buenos Aires et qui a aussi produit des artistes comme La Yegros dont on a parlé précédemment ou Chancha Via Circuito.

Mais commençons par l’artiste, Nicola Cruz est un jeune franco-équatorien révélé il y a quelques années de ça par un autre Nicolas, et pas des moindres, c’est du génial Nicolas Jaar qu’on parle ici. Le prodige a également été adoubé par le non moins génial musicien uruguayen Jorge Dexler sur Twitter: « C’est le meilleur son latino-américain que j’ai écouté depuis longtemps. Incroyable ! »

Bref, Nicola Cruz revendique fièrement ses origines latino-américaines à travers sa musique, et on en a besoin ! Il faut arrêter de penser que la seule musique sortant de ce magnifique continent est le Reggaeton. Depuis Quito, capitale perchée sur les hauteurs de l’équateur, il nous distille une électro qui nous évoque les paysages andins, les culture amérindiennes et leurs rites. Pour lui, je cite, « vivre à 2800 mètres d’altitude a une influence » sur ses compositions.

A l’écoute de Prender el alma, on s’imagine facilement dans la jungle amazonienne, c’est calme, doux, ça prend aux tripes. On s’imagine des nuits à l’atmosphère tropicale. Pour ceux qui ont fait LV2 allemand, « prender el alma » ça signifie « prendre l’âme« , et on peut dire que le discret franco-équatorien réussi plutôt joliment son pari de prendre notre âme à travers les treize titres de cet opus.  Les voix nous emportent loin dans les paysages andins et le beat bouscule mystérieusement l’espace-temps.

Un de mes coups de cœur de l’album est Colibria, une composition downtempo avec une voix qui chante en espagnol et qui évoque la nature et ces terres sauvages d’Amérique Latine. Le clip est visuellement assez fou, on y voit une célébration de la nature à la manière dont savent le faire les peuples andins, on y retrouve l’idée  de Pachamama, difficilement traduisible, en gros, c’est l’idée d’une Terre Mère qui vit et respire tout comme l’être humain et sans qui rien ne serait là aujourd’hui et encore moins l’humanité.

Si je peux conseiller une autre chanson, ça sera Cumbia del Olvido. C’est toujours aussi doux que Colibria, ça nous emporte toujours autant. Moi, en écoutant ce titre je m’imagine bien aux sommets des monts andins, au dessus des nuages dans une atmosphère chaude et lourde à la fois… Je ne vous en dit pas plus.

Tout ça pour dire, allez écouter Nicola Cruz, allez creuser du côté du continent sud-américain, ça regorge de petites merveilles croyez-moi ! Et si Prender el alma a réussi son pari, aller voir du côté de Tzanta, son dernier projet, on sent une petite évolution, mas c’est toujours aussi bon et le clip je n’en parle même pas !

Rédacteur: Marine


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