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Lomepal – FLIP

Voilà maintenant quelques années que l’on voit Lomepal pointer son nez sur la scène rap français, proche de l’Entourage, celui qui est venu au rap grâce au skate nous livre enfin son premier album FLIP, après une série d’EP et d’albums communs.

Honnêtement j’ai eu du mal à me mettre à l’écoute de cet album, beaucoup de potes m’ont dit qu’il était très réussi mais je n’étais pas entièrement conquis par ces anciens projets (du moins ceux que j’avais écouté) mis à part Le Singe fume sa cigarette, projet en collab’ avec Hologram Lo’ et Caballero (d’ailleurs il serait temps que je vous parle du meilleur buddy movie de la scène française Caballero & Jean Jass).

Force est de constater que mes potes avaient raison, FLIP est ma bonne surprise de 2017, année très riche en bons projet je m’attendais quand même à la qualité des albums de Damso, Vald, A2H, Medine, Keny Arkana et consorts mais la je m’attendais vraiment à rien et je me suis pris une reprise de volée à la Pat’ Evra en pleine tête.

Cet album est une véritable introspection du rappeur parisien teintée d’humour noir, on ressent une maturité artistique assez folle. Fini le style superflu et la branlette artistique à chaque multi-syllabique, Lomepal a épuré son style et taffé grave sa plume tout en arrivant dans un univers musical et artistique qui lui sied à ravir.

Dès les premiers morceaux on comprend la schizophrénie de l’artiste qu’on va retrouver tout au long de l’album. On est coincés entre Lomepal, le player qui détruit les meufs, qui est souvent dans l’abstrait et qui pense être le plus chaud en rap comme en skate et de l’autre le Lomepal introspectif, humble, sentimental, empli de remords qui veut nous prouver que c’est un mec bien. Et c’est tellement juste comme truc à aucun moment que ce soit dans son côté boss ou son côté plus fragile tu te dis qu’il joue un rôle.

Le mot fragilité n’est pas a utiliser dans le sens péjoratif que beaucoup emploient, car cette fragilité est ressentie. Elle te jaillît à la gueule jamais il ne fait le Calimero c’est juste lui quoi, il rap sans filtre. Et putain ça fait du bien ! Je pense que cette facette plus personnelle est la plus intéressante des deux, de loin même, sauf qu’elle n’aurait pas cette profondeur sans Palpal le player. Et c’est cette dichotomie qui est méga chanmée.

L’évolution de son écriture est essentielle à la mise en place de cet univers, c’est très bien écrit, y a pas de phrases inutiles ou de phases pétées qui te coupent en plein couplet. Deuxième chose essentielle : l’univers musical. Pour FLIP le rappeur du 13è arrondissement s’est ouvert et a fait confiance à Superpoze, proche de Fakear qui a opéré sur FeuStwo qui a travaillé avec OVO et Drake, Jean Jass, le groupe The Shoes et VM The Don.

Niveau collab’ on retrouve les copains belges, après Jean Jass à la prod, son alter ego Caballero en feat. sur Ça compte pas. Autre belge Roméo Elvis sur le double morceau Billet, la synergie entre les deux est grandiose. On retrouve également le duo 2Fingz (Népal & Doums) sur le très bon Lucy.

Bref, FLIP c’est génial, Lomepal a réussi avec brio l’étape du premier album et j’ai hâte de voir la suite. Mais pour le moment on se délecte encore et toujours de FLIP, une version Deluxe avec 6 lives acoustiques et 3 instrus est aussi disponible.

Mes chouchous du projet : Ray Liotta et son refrain incroyable, Billet pour le double morceau et la complicité avec Roméo Elvis, Yeux disent pour son côté aérien, Lucy pour son côté kickeur à l’ancienne et Pommade parce qu’il faut un banger. (Mais j’aurai pu mettre 70, Palpal et Bécane aussi, tout le projet est lourd).

Je vous laisse avec Ray Liotta et je vous retrouve demain pour l’émission OTO Tune X Graffiti Fish, pour vous parler du retour de l’Empeureur de la Crasserie a.k.a Alkpote. 

Bonne écoute !

 

Rédacteur: Zachalawa


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