Interstellar

Interstellar (Cornfield chase) – Hans Zimmer (2014)

Il y a des films dont il ne faut pas parler. Parce qu’ils sont beaucoup mieux quand on les découvre sans rien en connaitre. Interstellar, de Christopher Nolan, fait partie de ceux-là. Sauf que moi j’ai envie de vous parler de sa musique. Parce qu’elle est géniale, déjà, qu’elle est signée par Hans Zimmer, ensuite, et qu’il a réussi à se renouveler pour la première fois depuis … Inception ? De là à dire que Christopher Nolan l’inspire, il n’y a qu’un pas. Mais donc, PROMIS, je ne ferais pas de spoil. Je me contenterais de vous parler d’un morceau qui apparaît au tout début du film, parce que c’est celui qui m’a scotché à mon fauteuil, et qu’il me suffit pour vous parler de toute l’originalité de cette bande originale.

Et cette originalité tiens en deux concepts. La présence de l’orgue, et l’absence de percussions. Même si je généralise un peu puisqu’on peut en entendre par moment. Mais je fais ce que je veux, c’est mon article !!

Ce qui est certain, c’est qu’il ne l’utilise pas comme les autres. Dans la scène qui nous intéresse ici, les protagonistes sont dans une voiture, et poursuivent un drone à toute allure à travers un champ de maïs. Et ce qui pourrait devenir une quelconque scène de poursuite, prend une dimension toute particulière puisque là ou n’importe quel autre compositeur aurait mis des percussion à gogo et une musique très dynamique, Zimmer décide de ne pas céder à la facilité. Déjà parce qu’il n’utilise pas de percussions, donc, et surtout parce qu’il utilise l’orgue, instrument très peu présent dans la musique de film. Mais son utilisation (dans cette scène comme dans le reste du film) permet d’appuyer la fin du monde décrite dans le film, et le coté solennel de tout ce qu’entreprennent les héros. Et pour en revenir plus particulièrement à cette scène de poursuite, si l’on considère les actions seules, la scène en devient très banale, voire même un peu ennuyeuse. Seulement voilà, un peu d’orgue, pas de percussions, et l’on est plongé dans une espèce d’excitation proche de celle ressentie par les personnages à l’écran.

Il est amusant et assez impressionnant de savoir que Hans Zimmer arrive à coller aussi parfaitement à l’atmosphère du film quand on sait qu’il a composé la musique sans avoir lu le script, ni vu aucune image. Mais est-ce que ce n’est pas justement sa musique qui contribue grandement à l’atmosphère du film ? J’en suis persuadé.

Rédacteur: Félix


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