ef

DEVILMAN cry baby – Bande originale

 

Ce mois ci, après des années passées loin de tout anime et manga, je me suis replongée dans une série japonaise proposée par Netflix. DEVILMAN cry baby est une adaptation animée du manga Devilman, écrit et dessiné par Go Nagai dont la parution débuta en 1972. Une adaptation avait déjà été proposée la même année, jusqu’à la version de Ichiro Okuchi et Masaaki Yuasa, en partenariat avec Netflix. L’histoire est plutôt simple ; la terre était autrefois celle des démons, après une grande guerre ceux ci se sont plongés dans un long sommeil et décident à notre époque, de reprendre possession de la planète, en « démonisant » les humains, en en dévorant d’autres.

 

devilman crybaby

 

Outre une animation dynamique et psychédélique, des dessins qui sortent complètement de l’ordinaire, tantôt trop épurés, puis foisonnant de détails lorsqu’il s’agit de montrer une scène de sexe ou de violence extrême, ainsi qu’un jeu de couleurs toujours bien pensées et très intenses, la série propose également une Bande Originale qui m’a tout de suite tenue en haleine…

 

 

attention, puissance et brisage de nuque… rien de bien révolutionnaire, mais il faut le voir en l’entendant pour le croire, si vous me suivez.

 

Oui, c’était une longue phrase, mais je vous invite vraiment à vous intéresser à cette série. Tout d’abord, parce qu’elle nous fait suivre l’errance et l’écriture d’une bande de jeunes de quartiers, qui à travers le beatbox et le rap, donnent à Tokyo une réalité toute différente de celle à laquelle les mangas m’avaient habituée. Tokyo n’a pas toujours été représentée recouverte de paillettes, je sais bien que nombre d’auteurs et dessinateurs ont tenté de faire ressortir son côté sombre, bruyant, étouffant, sale de monde, immense de capital, d’écrans et de lumières… Mais je ne l’avais jamais découverte, par le biais d’un anime, de la même façon que l’on découvre une ville dans un comics (film ou BD), influence que l’on retrouve aussi bien dans la narration que dans la réalisation. La série est d’ailleurs déconseillée au moins de seize ans, (tout comme les grands hangars désaffectés le soir à Tokyo). Techno, psytrance, musique électronique expérimentale et violente – soirées illégales où pleuvent les drogues, les soutiens gorges et la musique effrénée – ruelles et places désertes entre deux HLM blindés, pas trop loin du port, à travers lesquelles errent nos rappeurs qui rêvent et chantent de s’enfuir bien loin où la vie est meilleure – et bien sûr, les démons énormes de la ville, qui se nourrissent en quelque sorte des excès de la jeunesse, de ses passions, de sa liberté.

 

Je n’avais, je crois, jamais entendu de rap dans un anime, ni non plus de techno. Je suis peut être simplement passée à côté. Mais il est clair que la bande originale de la série, composée par agraph, colle parfaitement à chaque scène, chaque excès dans l’animation et le dessin, chaque excès dans le sexe et la violence, dans les émotions des personnages… Elle crée une véritable tension, mais permet aussi de développer, à travers le rap, toute l’ambiance d’une ville essoufflée, et la réalité de certains de ses habitants.

agraph_28294

A voir, à écouter.. J’espère vous avoir donné une petite envie !

 

Rédacteur: Louise


0 commentaire

Recent Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>